L'intervention du Conservatoire suscite des interrogations...

 

Que signifie le sigle CELRL ?

Le Conservatoire du Littoral porte en réalité le nom de Conservatoire de l'Espace Littoral et des Rivages Lacustres.

Sur quels critères le Conservatoire achète-t-il ses terrains ?

Les sites susceptibles d’intéresser le Conservatoire doivent répondre à 4 critères :

  • la pression foncière devient importante et l’urbanisation se renforce. Il s’agit de limiter l’impact humain sur le milieu et de garantir l’accès de tous au littoral.
  • la biodiversité s’appauvrit et les paysages se dégradent. Il devient nécessaire de protéger le milieu, voir d’entreprendre des opérations de restauration.
  • la circulation du public n’est plus assurée en permanence. Lorsqu’un terrain est privé, son propriétaire peut librement décider d’enclore sa parcelle et d’y interdire la circulation du public. Le Conservatoire peut intervenir afin de préserver l’accès de tous au littoral, tout en maîtrisant la circulation pour ne pas tomber dans l’excès.
  • certaines activités traditionnelles nécessitent un soutien financier pour se maintenir. En effet, certaines activités, comme les marais salants, coûtent très cher à entretenir, et les acquisitions du Conservatoire peuvent financer leur maintien, sans compter que sa notoriété permet de faire connaître l’activité. 

Est-ce qu’il y aura des expropriations ?

En général, le Conservatoire privilégie les acquisitions à l’amiable, mais il peut aussi recourir à son droit de préemption et très exceptionnellement à l’expropriation.
A Saint-Pierre et Miquelon, les expropriations sont exclues. Les acquisitions se feront à l’amiable.

Aura-t-on encore le droit de chasser, pêcher, cueillir les fruits sur les terrains du Conservatoire ?

Le Conservatoire recherche un équilibre entre protection de l’environnement et usages humains. Tant que ces pratiques s’effectuent dans le respect du milieu, il n’est donc pas question d’interdire ces activités. Au contraire, elles peuvent permettre de promouvoir le site à l’échelle régionale et ainsi développer le tourisme (équitation, cueillette de fraises, zodiaque…)
Une convention de chasse prévoit d’ores et déjà de céder le droit de chasse à la Fédération des Chasseurs de Saint-Pierre et Miquelon.
De même, l’accès sur le site est libre, et chacun peut venir profiter de la générosité de la nature en matière de fruits.

Un plan de gestion permettant de concilier l’ensemble des activités humaines avec la protection du milieu sera prochainement mis en place avec l’aide des élus et des usagers.

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