Un suivi de la dégradation des Buttereaux par photographies aériennes.
L’évolution des espaces dégradés dans les Buttereaux de l’Isthme de Miquelon-Langlade a été étudiée grâce à un logiciel de cartographie qui a permis la comparaison des photographies aériennes prises en 1952 et en 2005.
Grâce à cet outil, les surfaces dégradées (érosion d’origine naturelle et humaine) ont pu être calculées.
Dans ce travail, 2 types d’espace dégradé ont été décrits, de façon à bien distinguer la dégradation non volontaire (d’origine humaine et naturelle), des aménagements choisis : - les espaces où la végétation n’est plus présente et où le sable est apparent : érosion de la dune ; - les espaces dédiés aux voies de circulation : piste ou route.
En 1952, l’érosion représentait 3 % du périmètre étudié, soit 26 981 m2. En 2005, le même type d’espace représente 66 997 m2, soit 7%. On constate donc une augmentation de 4 % de surface dégradée dans les Buttereaux. Cette augmentation des espaces dégradés a lieu sur la globalité du périmètre étudié, mais ce sont principalement la bordure Est des Buttereaux et le lieu-dit Sauveur qui sont touchés (estimation visuelle). On constate que les espaces dégradés en 1952, le sont toujours pour une grande partie en 2005.
De même, la superficie des routes ou pistes traversant le périmètre est elle aussi en augmentation d’un peu moins de 2 %. Ces « aménagements » anthropiques représentaient 47 043 m2, soit 5 % en 1952, et 65 353 m2, soit 7 % en 2005. Cette augmentation est principalement due à la transformation de la piste reliant Miquelon à Langlade en route. .
Globalement, l'espace dégradé atteint 58 297 m2, soit 5% du périmètre d'étude.
Ces cartes ne prennent en compte que les espaces où le sable est apparent dans les Buttereaux. Mais un autre type d’espace dégradé existe. Il s’agit des zones où la végétation est fragilisée, éparse. D’après les photographies dont on dispose, ce type d’espace est également en augmentation, mais la qualité des photographies empêche de fournir un chiffre précis pour ce type de dégradation.

Enfin, il faut noter qu’il existe une marge d’erreur due non seulement à la subjectivité humaine mais aussi au fait que les photographies de 1952 sont en noir et blanc (ce qui limite le contraste pour certaines zones) et qu’elles n’ont pas subit d’orthorectification*. Cependant la marge d’erreur liée à cette absence de correction est relativement réduite étant donné que la zone d’étude est petite.
On peut estimer que la marge d'erreur est de 5 % en 1952 et en 2005 sur le périmètre d'étude. La superficie de l'espace dégradé est donc compris en 47 980 m2 (4 %) et 68 614 m2 (6 %)
* Orthorectification : Application à une image de traitements destinés à corriger les déformations dues au relief du terrain, la rotondité de la Terre, à l’inclinaison de l’axe de la prise de vue et à la distorsion de l’objectif.
Travail réalisé par la Direction de l’Agriculture et de la Forêt de Saint-Pierre et Miquelon par Véronique Duroure
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