La Délégation Outre-MerLa Délégation Outre-mer a été instituée dans sa configuration actuelle depuis le 1er janvier 2004. Elle regroupe en fait deux délégations et recouvre les territoires de compétences de deux conseils des rivages, soit un linéaire côtier de plus de 2000 km dans l’océan indien d’une part et le long des rivages d’outre-atlantique d’autre part. Localisation
La Délégation Outre-Mer est éclatée sur 7 implantations géographiques : basée à Caen, elle dispose d’antennes locales en Guadeloupe, Guyane, Martinique, à La Réunion, à Mayotte et à Saint-Pierre et Miquelon. PersonnelLe centre de Caen comprend un Délégué Régional, une Déléguée Adjointe, une assistante et une vacataire. Chaque antenne de DOM ou de Collectivité Territoriale dispose d’un agent et d’un Volontaire civil à l’aide technique (VCAT), mais celle de la Réunion compte en plus une secrétaire et un technicien informatique. La Délégation totalise donc 11 agents représentant 10,1 ETP (équivalent temps plein), auxquels s’ajoutent 5,5 VCAT (dont 0,5 à Saint Pierre et Miquelon, dans le cadre d’un partenariat avec l’ONCFS). Depuis février 2007, Saint-Martin et Saint-Barthélémy ont un statut de Collectivités territoriales de l’Outre-mer. C’est la réserve naturelle de Saint Martin qui assure la représentation locale du Conservatoire. Les sitesEn Outre-Mer, 140 sites sont dès à présent sous administration du Conservatoire, et une trentaine d’autres sont en voie d’être confiés, affectés ou acquis. La moitié bénéficient de documents de planification (plan de gestion) soit au titre du Conservatoire, soit des réserves naturelles, des sites classés ou encore du régime forestier. L'intervention en Outre-MerParallèlement aux missions de base du Conservatoire (acquisition, gestion…), de nouvelles missions se développent, qui s’inscrivent dans l’actualité nationale du Conservatoire et dans les particularités de l’Outre-mer : - Définition de la stratégie d’intervention sur le Domaine maritime (Mangroves et formations coralliennes qui ont justifié une anticipation des interventions DPM et qui exigent un traitement spécifique…),
- Mise en place de la stratégie de biodiversité, avec des priorités dédiées à l’Outre-mer,
- Programmes de recherches spécifiques sur l’Outre-mer, (Projet PAPANGUES)
- Développement d’actions en réseaux (IFRECOR, MANGROVES, INTERREG…)
- Eco-responsabilité à adapter au contexte insulaire (faiblesse du recyclage, climatisation ou ventilation naturelle, véhicules propres…)
- Évolutions législatives spécifiques à l’Outre-mer : révision des Schémas d’aménagement régionaux (SAR et SMVM), DOCUP, évolutions institutionnelles, particularités des droits fonciers, cinquante pas géométriques…
Enfin, des demandes sont dès à présent fortement exprimées pour l’intervention du Conservatoire du Littoral dans les Collectivités de l’Outre-mer, en particulier sur la zone Pacifique (Signature d’un accord de coopération avec la Polynésie Française, projet en Nouvelle Calédonie…). L'éditorial du Délégué Outre-MerButtereaux, Barachois, dunes, lagunes…L’Isthme de Miquelon-Langlade offre une véritable diversité de milieux littoraux sur lesquels, depuis l’arrivée des premiers navigateurs, les usages ont forgé un paysage unique au monde qui suscite la rêverie et des émotions de liberté. Ces paysages continuent d’évoluer au cours du temps par le jeu des vents, des houles, des glaces qui se mêlent aux multiples activités que permettent les ressources naturelles. La liberté de cet espace, pour ceux qui veulent la transmettre, doit se partager entre les usagers, entre les amis des chevaux et ceux de la chasse, entre les amateurs de cueillettes sauvages et les promeneurs en quête de grands espaces ou de petites espèces…
Au cœur de cette diversité, la mission du Conservatoire est de permettre l’émergence d’une vision positive de la sauvegarde d’un tel espace de liberté par chacun de ceux qui en profitent, dans le respect ou la reconstruction d’équilibres naturels et dans la compréhension et le respect de tous les autres usagers.
Les changements climatiques actuels nous conduisent à beaucoup d’humilité face à la fragilité des dunes de plus en plus soumises aux assauts de l’océan et à l’absence des glaces qui protégeaient les plages et les cordons de galets en hiver. Les premiers travaux mis en œuvre pour la protection des Buttereaux et la gestion des zones humides permettront peu à peu de reconstruire des équilibres plus durables entre les hommes et la nature, afin de continuer à partager la beauté de ce site et d’en faire profiter d’autres générations.
Pour respecter, il faut d’abord mieux connaître et c’est la vocation de ce site internet que de permettre aux habitants de l’archipel, comme aux visiteurs virtuels, de découvrir cet environnement exceptionnel de l’isthme de Miquelon Langlade et du Grand Barachois.
Marc DUNCOMBE, Délégué Outre-mer, Conservatoire du littoral
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