Des études en vue d'améliorer les connaissances sur le site

Etudes lancées par le Conservatoire

Lorsque le Conservatoire acquiert un site, avant toute chose, il cherche à comprendre le mieux possible son fonctionnement. Dans ce but, il entreprend parfois de réaliser quelques études afin de préciser les connaissances (ce sont souvent des travaux universitaires). Puis il fait le point sur l’ensemble des connaissances acquises dans les domaines suivants : histoire, géologie, botanique, zoologie, écologie, sociologie.

Dans l’archipel, deux types d’études ont été entreprises :

  • d’une part, des inventaires de la faune, de la flore et des milieux naturels existant sur le site, selon les protocoles des zones naturelles d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF),
  • d’autre part, une étude morphologique de la dynamique hydro-sédimentaire littorale de l’isthme de Miquelon-Langlade (document pdf). Cette étude, en caractérisant les stocks sédimentaires et les principaux courants de transport, permet de comprendre les mécanismes ayant régi la formation d’une flèche sableuse (isthme), de préciser leur rythme d’évolution et de prévoir l’évolution future de ces systèmes. Réalisée par Nicolas Robin dans le cadre d’une thèse de doctorat, elle devrait se terminer à l’automne 2007.

Suite aux inventaires, la première partie descriptive du bilan patrimonial  (document pdf) a été établie en 2003. Elle sert d’état des lieux à l’arrivée du Conservatoire et permettra donc de suivre régulièrement l’évolution du site. Cet état des lieux, regroupant les informations recueillies sur la faune, la flore et les milieux naturels, comme celles sur les différents usages du site, liés aux activités humaines, doit être encore enrichi par des inventaires complémentaires (invertébrés, végétaux primitifs…). C’est un préalable au diagnostic territorial et à l’élaboration du plan de gestion du site.

Etudes menées en partenariat avec d’autres organismes

A l’heure actuelle, le Conservatoire du Littoral participe, avec l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS), aux recensements mensuels des colonies de phoques du Grand Barachois, et aux comptages hivernaux bimensuels d’anatidés.

Dans le cadre de la coopération régionale, il serait intéressant de développer des échanges d’informations avec le Canada, en particulier avec les Iles de la Madeleine ou l’Ile du Prince Edward. Ainsi, les données d’observations d’oiseaux migrateurs pourraient être intégrées aux réseaux internationaux de suivi des populations.

Etant donné le fort intérêt du site pour l’observation de la faune, de nouveaux suivis locaux (avifaune et mammifères marins) pourraient être mis en place et reliés à ceux d’observateurs étrangers (Amérique du Nord, Europe).

D’autre part, une étude locale sur l’abroutissement de la végétation de l’archipel par les herbivores (Cerf de Virginie et Lièvre d’Amérique), menée par l’ONCFS, est en cours depuis 1997. Elle est constituée de deux volets : une détermination de l’importance de l’abroutissement (espèces consommées et intensité) et de son évolution dans le temps, grâce à des relevés linéaires de végétation, et une caractérisation de l’impact de cet abroutissement, par des relevés de végétation dans trois systèmes d’enclos et de témoins. Un de ces enclos-témoins est situé aux Buttes dégarnies et fait donc partie de la zone d’intervention du Conservatoire. Le plan de gestion de l’isthme de Miquelon-Langlade devra intégrer la gestion des populations herbivores des Buttes dégarnies et pourra donc s’appuyer sur les résultats de cette étude.